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Paris Web 2018 : 2nd jour de conférence

Les jeux vidéo sont-ils des logiciels comme les autres ?

par Jérôme Dupire

Olivier

Jérôme a créé l’association CapGame en 2013 sur l’accessibilité des jeux vidéo. Cette association a plusieurs objectifs comme par exemple :

  • La sensibilisation des joueurs en situation de handicap sur les différentes adaptations des jeux vidéo,
  • le testing des jeux vidéo selon le critère d’accessibilité,
  • l’accompagnement des éditeurs pour la prise en charge de l’accessibilité,
  • l’expertise R&D.

Il rappelle que le jeu vidéo est avant toute une activité dont le seul objectif est d’occuper l’utilisateur, sans autre intérêt ou perspective derrière. Cela peut prendre différentes formes comme du divertissement ou de la réflexion mais c’est avant tout un moyen de s’occuper. Il est donc important que tout le monde puisse jouer sans discrimination.

Pour rendre plus accessible les jeux vidéo, ils ont créé les Game accessibility guidelines (recommandations d’accessibilité pour les jeux vidéo). C’est une initiative privée qui ne provient pas du W3C, ils sont d’ailleurs en train de comparer ces recommandations avec les WCAG afin d’identifier les points de convergence et les points de rupture.

Votre base de données avec des informations personnelles sera piratée

par Stéphane Bortzmeyer

Olivier

Une entrée en matière sans détour : vos données seront piratées un jour, c’est juste une question de temps. Cette conférence fait écho à celle d’Agnès sur les boulettes. Il y a une certitude : vous ferez une boulette et vos données seront piratées. Une fois que ce constat est accepté il faut :

  • Anticiper en minimisant les données collectées ;
  • sécuriser au mieux votre service même si le 100 % sécurisé n’existe pas ;
  • pendant la fuite de données : communiquer à tout le monde en interne et en externe ;
  • après la fuite de données : faire en sorte d’identifier la faille pour ne pas qu’elle se reproduise une seconde fois.

Stéphane conclut en rappelant qu’on peut survivre à un piratage mais moins à une perte de réputation.

The past, present and future of resource loading

par Yoav Weiss

Stéphane

Yoav Weiss nous parle ici de performance Web. Il rappelle à quel point le chargement de ressources est un frein au bon chargement d’une page. Il part d’un constat simple, une ressource d’un certain poids met tant de temps à être chargé, si on divise par deux son poids, elle devrait logiquement mettre deux fois moins de temps à être chargée. Sauf que dans les faits ce n’est pas du tout le cas. Il a donc passé la plus grosse partie de la conférence à nous parler de HTTP/2 et de ses différents intérêts, comme par exemple le multi-thread, qui permet de charger plusieurs ressources en même temps. Au final, HTTP/2 n’est pas encore bien implémenté sur la toile, mais Yoav Weiss espère une montée rapide des sites sur ce nouveau protocole pour accélérer les chargements de ressources.

 

Nicolas

Encore récemment ingénieur chez Akamai, une des plus importantes solutions de CDN, Yoav Weiss est particulièrement pertinent sur le sujet de la performance Web liée au réseau et aux protocoles. Concernant les apports théoriques de HTTP/2, Yoav rappelle qu’il est toujours utile de limiter le nombre de ressources chargées par un site, le multiplexage de requêtes réduisant certaines latences, mais limitant les capacités de compression, faute de dictionnaire commun. Yoav alerte aussi sur les risques du Push, citant le billet de Jake Archibald sur le sujet : « HTTP/2 push is tougher than I thought ». Bref, de belles évolutions arrivent régulièrement, mais il ne faut pas pour autant jeter tout ce qui a été fait précédemment.

Maîtriser SVG en 50’00

par Jérémie Patonnier et Corinne Schillinger

Olivier

Les éditeurs graphiques qui permettent de créer du SVG ne sont pas soucieux de la qualité de code SVG en sortie. Il y a énormément de bruit dans un code SVG généré par un éditeur graphique et il est impératif de faire le ménage. Pour cela on peut utiliser le fameux utilitaire SVGO ou sa version graphique SVGOMG.

Pour son intégration, il y a plusieurs possibilités qui dépendent de votre projet et de votre contexte client. On peut par exemple intégrer en inline pour un logo (usage normalement unique) et en sprite pour des éléments récurrents comme des icônes.

On retiendra que SVG est un peu à la croisée des mondes du développement et du design. C’est une super opportunité de travailler ensemble pour produire du SVG dynamique et esthétique. Pour les développeurs, l’important est de maîtriser viewbox et preserveAspectRatio, le reste suivra.

Sécurité pour tous : on aurait TOR de ne pas (se) renseigner

par Marion Magné

Alexander

Une conférence qui ne parle pas — ou à peine — de TOR en soi, d’ailleurs c’est une des seules qui se termine vraiment plus tôt que le temps imparti (pour la défense de Marion, elle vient à peine de terminer ses études et c’est sa première conférence), ce qui donne accès à plus de questions et d’échanges que les autres conférences.

Marion parle plutôt de ses difficultés rencontrées en essayant d’organiser des rencontres sur le sujet de la sécurité et aussi sur le fait d’être une femme dans le domaine du web.

WCAG 2.1 : revue rapide et digestion lente

par Aurélien Levy

Olivier

La nouvelle version des WCAG, la version 2.1, intègre 17 nouveaux critères. Dans les 17, 12 sont des critères de niveau A et AA. On rappellera que le niveau à respecter au niveau international est le niveau AA. Ce qu’il faut retenir de cette nouvelle version :

  • N’imposez pas une orientation à l’utilisateur (par exemple portrait ou paysage) ;
  • laissez à l’utilisateur la possibilité de remplir automatiquement les formulaires à l’aide de l’attribut autocomplete ;
  • laissez la taille du contenant s’adapter à celle du contenu ;
  • contrastez vos éléments graphiques et interactifs (boutons de carrousel, bouton menu, etc.) ;
  • anticipez l’agrandissement de votre texte :
    • line-height * 1.5 par rapport à la font-size
    • padding-bottom * 2 par rapport à la font-size
    • letter-spacing * 0.12 par rapport à la font-size
    • word-spacing * 0.12 par rapport à la font-size
  • laissez le contrôle du contenu au survol et au focus ;
  • évitez les raccourcis qui peuvent entrer en conflit avec les technologies d’assistances ;
  • ne prévoyez pas de gestes complexes au touch qui nécessitent plus d’un doigt pour faire une action (ou prévoir une alternative) ;
  • laissez à l’utilisateur la possibilité d’annuler une action ;
  • vérifiez la cohérence entre les éléments dans le DOM et ces mêmes éléments à l’écran ;
  • n’imposez pas à votre utilisateur d’effectuer un mouvement pour réaliser une action (par exemple secouer votre mobile sur Google Maps pour faire apparaître un menu contextuel) ;
  • prévenez votre utilisateur des changements de statut importants.

Create an Engaging Native App with Vue and NativeScript

par Jen Looper

Alexander

Une conférence qui fait les louanges du couple NativeScript et VueJs pour créer une application native. En présentant d’abord les avantages de NativeScript – framework de création d’applications multi-plateformes Android et iOS, qui fonctionne avec du XML, CSS ou Sass et JavaScript et Webpack. Jen nous explique aussi que NativeScript peut fonctionner au choix avec Angular ou Vue.js.

Nicolas

Pour compléter le compte-rendu d’Alexander, j’ajouterai que même si NativeScript permet effectivement de créer des applications natives avec des éléments Vue.js (ou Angular), il reste nécessaire à ce jour d’écrire deux fois une bonne partie du code, même si différentes pistes sont explorées pour faciliter la factorisation.

Demain je serai dresseur d’Intelligences Artificielles

par Xavier Vasques et Willy Leloutre

Olivier

Ce dynamique binôme nous rappelle que l’intelligence artificielle (IA) existe aujourd’hui parce que nous pouvons enfin combiner une puissance de calcul avec une quantité de donnée.

L’IA a connu de nombreux succès comme AlphaGo Zero qui en 40 jours a appris toutes les règles et combinaisons du jeu de Go et a battu toutes les autres IA ainsi que les plus gros joueurs mondiaux.

Une autre IA, Deep Blue, a battu un grand joueur d’échecs, Garry Kasparov. La petite histoire raconte que Kasparov a perdu la partie sur un coup qui l’a déstabilisé et il n’a pas réussi à se reprendre ensuite. Ce coup lui semblait totalement improbable et a perturbé Kasparov. Un des concepteurs de Deep Blue a révélé plus tard que l’IA était en fait au bout de ses combinaisons et qu’à ce moment-là, vu qu’elle ne pouvait plus rien faire d’autre, elle a réalisé un coup aléatoire, basé sur aucune stratégie.

Il y a plusieurs domaines d’applications de l’IA dans le milieu du Web, comme par exemple l’optimisation SEO, la reconnaissance vocale, la reconnaissance d’images, etc. Nous n’en sommes qu’au début et il faut se méfier du buzzword IA utilisé à tort et à travers, mais il y a de vraies perspectives pour les années à venir.

Les objets connectés liés à la santé portent-ils atteinte à la vie privée ?

par Emmanuelle Aboaf

Emilie

Après nous avoir expliqué ce que sont des implants cochléaires et leur évolution depuis 20 ans, Emmanuelle nous fait part de son désarroi face à son manque de contrôle sur ses données de santé, des données personnelles censées être protégées par le secret médical.

Il y a encore plus grave que la violation de vie privée : la prise de contrôle des appareils tels que les implants, mais aussi des pacemakers. L’intérêt pour le suivi et la surveillance médicale n’est plus à démontrer, mais à quel prix ? Mais que fait la police le RGPD ?

L’UX du X

par Quentin Bouissou

Alexander

Quentin nous montre à quel point le X est devenu une part de notre vie en utilisant pour la majorité des cas les informations fournies par Pornhub. Par exemple, les pics d’utilisation de sites X ont lieu pendant les pauses de midi en semaine, et non le week-end ou en soirée contrairement à ce qu’on pourrait croire. Autre exemple : cet épisode pendant une fausse alerte à la bombe aux États-Unis qui avait fait connaître une chute de fréquentation du site X, suivi juste après d’une remonté de 40% du fait du retour à la normale.

Durant la conférence, il n’y a pas vraiment d’analyse de point de vue UX vu que la majorité des sites X se ressemblent. Quentin nous montre plutôt comment, depuis sa création, la pornographie a su s’adapter grâce aux avancées technologiques.

Ceci n’est pas un travail à distance

par Karl Dubost

Olivier

Karl travaille depuis des années à distance et depuis différents pays. Il adore ça mais il nous confie que ce n’est pas tout le temps l’image idyllique qu’on peut en avoir. Tout d’abord, cela dépend grandement de la profession. Tout le monde ne peut pas travailler à distance (un boulanger par exemple) alors que dans nos métiers du Web nous sommes assez privilégiés à ce niveau-là.

Souvent la plus grande résistance au télétravail ne vient pas du salarié mais de l’employeur. Ce dernier a peur de perdre le contrôle sur son employé, qu’il fasse moins d’heure, qu’il soit moins productif.

Du côté du salarié il y a quelques dangers à éviter :

  • Les horaires (on a plutôt tendance à faire bien plus et ne pas se limiter à des horaires de boulot),
  • l’absence de contact humain peut devenir pesant,
  • avoir un espace dédié pour cette activité et ne pas être dérangé.

Lire le compte-rendu de la troisième journée →

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