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L’e-Commerce au Canada : le grand paradoxe – Chronique Canada

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L’e-Commerce au Canada : le grand paradoxe

Les canadiens sont parmi les personnes les plus connectées de la planète avec un taux de pénétration moyen de l’Internet de 87 %, soit plus qu’en France, en Allemagne, au Japon ou encore aux Etats-Unis. 60 % des internautes canadiens achètent en ligne et ont dépensé 22.3 milliards de dollars en 2014 sur la toile (pour 105 millions de transactions)

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On estime que la croissance des achats de détail en ligne sera au cours des 4 années à venir 5 fois plus importante que la croissance des achats en magasin et atteindront les 40 milliards de dollars d’ici 2019, passant de 6 % à 9,5 % de l’ensemble des transactions de détail au Canada (un chiffre certes inférieur à celui des voisins américains – 9 % à l’heure actuelle) (source Forrester Research)

L’offre canadienne ne suit pas la demande

Ces chiffres paraissent à première vue encourageants pour l’économie canadienne mais une analyse plus fine montre que la majeure partie des achats en ligne (jusqu’à 68 % de ceux-ci) se font auprès d’enseignes américaines et internationales.

Les enseignes canadiennes sont donc clairement à la traîne sur le terrain du commerce électronique et semblent tout simplement ne pas être prêtes à vendre en ligne.

Moins de la moitié des entreprises canadiennes ont un site web et encore moins un site marchand. Ce chiffre interpelle, même si il s’agit d’une moyenne qui reste fortement influencée par le segment des PME, la catégorie la plus représentée mais aussi la plus en retard.

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Face à cette absence d’offre en ligne locale il paraît logique que les canadiens cherchent ailleurs une réponse à leurs souhaits de magasinage en ligne.

Un paradoxe en appelle un autre

Comme si un paradoxe ne suffisait pas, le Canada est aussi le pays qui a vu naître et se développer des startups de réputation mondiale dans le domaine des plateformes e-Commerce. La plus emblématique est sans doute Shopify, dont le siège est à Ottawa et qui annonce 165.000 sites marchands utilisant sa plateforme avec des ventes en ligne consolidées de plus de 8 milliards de dollars. L’entreprise vient de réussir une très belle introduction en bourse le 22 mai dernier. Son cours a bondi de 51 % le jour de son introduction et doublé depuis, atteignant une valorisation à ce jour de 2,5 milliards de dollars, ce qui la place dans le club très privé des « unicorns » c’est à dire des startups technologiques valorisées à plus d’un milliard de dollars (HootSuite est un autre exemple canadien). A noter aussi une autre entreprise canadienne, Elastic Path, basée à Vancouver, proposant une offre d’e-Commerce destinée aux moyennes et grandes entreprises et qualifiée de « strong performer » dans la dernière étude Forrester sur les solutions d’entreprise e-Commerce B2C.

Quant aux sites marchands il y a certes quelques belles réussites d’enseignes canadiennes comme Frank & Oak (vêtements pour homme), Clearly (lunettes, verres de contact) et encore d’autres marques bien évidemment, mais globalement l’offre n’est pas à la hauteur de la demande.

Les chiffres du Québec confirment la tendance nationale

Une étude (québécoise cette fois-ci) menée par le CEFRIO en 2015 auprès de 1200 entreprises au Québec a été rendue publique le mois dernier. Elle confirme à l’échelle de la province le constat des chiffres nationaux. 

Seulement 12 % des entreprises québécoises vendent en ligne. La part des ventes brutes sur internet (en excluant les « pure-players » de la vente sur internet) représente 18 % des ventes brutes totales. L’étude qui comprend de nombreux autres chiffres, conclut que les entreprises québécoises doivent absolument se ressaisir et :

  • Oser prendre des risques et investir davantage
  • Se doter d’une stratégie et passer à l’action maintenant
  • Viser davantage des marchés hors Québec
  • Développer des compétences « numériques »
  • Faire évoluer leurs technologies (mobile, infonuagique, sécurité, média sociaux)
  • Maitriser l’art du marketing numérique
  • Offrir une expérience en ligne à leurs clients de grande qualité
  • Mesurer, mesurer, mesurer

Passer à l’action grâce à un accompagnement adapté

Les recommandations du rapport CEFRIO semblent évidentes et pleines de bon sens, elles ne sont néanmoins pas facile à mettre en œuvre. Clever Age se positionne comme un acteur clé dans le domaine de la transformation numérique en général et de l’e-Commerce en particulier. Elle s’est donné comme mission d’aider les entreprises de la façon la plus pragmatique possible, en particulier dans :

  • La définition de stratégies numériques et des plans d’action associés
  • La mise à disposition – et le transfert – de compétences « numériques » auprès des directions et de leurs équipes
  • La veille technologique permanente. L’écosystème numérique est vaste et en constante mutation. Il peut être difficile à suivre, en particulier pour les PMEs qui ont rarement les ressources pour cette tâche pourtant essentielle
  • La définition d’expériences clients exceptionnelles basées sur les meilleures pratiques observées sur le marché
  • L’audit et le benchmark de sites, la mise en place et le suivi de métriques permettant d’optimiser la performance des sites, d’augmenter les taux de conversion, de réduire les taux d’abandon du panier, d’augmenter la valeur moyenne de celui-ci, etc.

Une offre de services à 360°

Clever Age s’engage auprès de ses clients au travers d’une offre multiple :

be-Clever :

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Conseil à la demande (par abonnement), permettant aux dirigeants et à leurs équipes de solliciter d’une façon très simple et quasi instantanée une centaine d’experts et de spécialistes Clever Age, par téléphone, courriel ou vidéo, dès qu’une question stratégique, opérationnelle ou technique se pose ayant trait à des problématiques de transformation numérique et/ou d’e-Commerce. A ces conseils personnalisés s’ajoutent l’accès à diverses ressources (rapports, vidéos, ..) et la participation à des événements (webinaires, tables rondes, etc.)

Le but du programme be-Clever est d’offrir un moyen d’accès efficace et peu dispendieux  à du conseil et des recommandations d’experts (mais aussi à des échanges entre pairs) ainsi qu’à de la veille technologique, sur des sujets souvent complexes.

Notre prochain webinaire (gratuit) aura lieu le jeudi 6 août 2015 : PIM – Gestion de l’Information Produit – Un maillon essentiel de la transformation numérique

Conseil stratégique :

Oser prendre des risques et investir davantage – comme le suggère le rapport CEFRIO – implique que les hautes directions soient d’abord convaincues du rôle fondamental du commerce électronique dans le développement de leur entreprise, que ce soit sur un plan national ou international. Une approche stratégique et non tactique de l’e-Commerce s’impose dès lors.

Clever Age a développé depuis 14 ans une compétence sur toute la chaîne numérique et celle-ci commence très en amont, au niveau de la réflexion stratégique. Les approches proposées sont toujours pragmatiques et adaptées aussi bien à la grande entreprise qu’aux PME. Le conseil Clever Age se traduit par de l’accompagnement dans des missions de planification stratégique, de cadrage projets, de définition d’architectures cibles, de plans d’action ou encore de choix de solutions technologiques. Les recommandations se basent sur des retours d’expériences capitalisés dans le cadre de multiples projets menés pour des entreprises de renommée mondiale, et sont faites en toute indépendance par rapport aux offres technologiques du marché.

Réalisation :

Le rapport CEFRIO recommande aux enseignes québécoises de passer à l’action. Clever Age peut aider, nos spécialistes ne se limitent pas au conseil et mettent aussi en pratique leurs recommandations en prenant en charge (ou en accompagnant) la mise en œuvre des solutions préconisées. Les équipes Clever Age ont capitalisé des compétences pointues dans à peu près toutes les technologies du marché. Une intégration forte des différentes expertises inhérentes aux projets numériques permet d’éviter les silos, de rendre les projets plus fluides. Les domaines de compétences intègrent le design d’expérience client, la direction artistique, les développements front-end, les sites web adaptatifs, l’accessibilité, l’intégration back-end, la mise en œuvre de plateformes CMS, e-Commerce, PIM, DAM, usines à site, places de marché, le développement d’applis mobiles, etc.

 cas client celio

Etude de cas : http://www.clever-age.com/fr/case-studies/celio-e-commerce/

 

 

Optimisation :

Un projet eCommerce ne s’arrête pas au lancement du site. Clever Age accompagne et conseille ses clients afin de mieux engager leurs utilisateurs dans la durée : analyse et anticipation de l’activité et des incidents de production, tests de montée en charge, optimisation des performances, suivi, collecte et analyse des indicateurs clés, référencement.

Pour toutes informations complémentaires concernant les services Clever Age, contactez Didier Navez (dnavez@clever-age.com)

 

 

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2 commentaires

  1. […] canadienne est bien loin de ces chiffres. J’avais déjà eu l’occasion d’évoquer dans une précédente chronique le retard en matière de commerce électronique des marques canadiennes, alors que paradoxalement […]

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  2. […] situation in Canada is far from these figures. I had the opportunity to write in a recent post about Canadian brands ignoring the e-Commerce opportunity, a paradox as Canadian consumers are […]

    Répondre

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