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La chronique digitale Asie n°3

News :

K-Beauty & Digital

k-beauty - image du produitVous connaissiez la K-POP et maintenant vous aller découvrir la K-Beauty (Korean Beauty). Vous ne le saviez peut être pas mais les femmes coréennes sont parmi les plus sophistiquées au monde donc pas de surprise que nos marques de luxe s’y intéressent de près. La Corée a également ses propres marques comme Dr. Jart+ , Belif ou Koh Gen Do qui ont su embarquer le digital très tôt, ce qui leur permet aujourd’hui de s’exporter vers des marchés importants comme les US. Les marques étrangères ont du mal à pénétrer le marché coréen face à une concurrence féroce des marques locales qui savent adresser une audience très orientée digital et mobile.

Comment Gucci, Versace vendent leurs montres sur Amazon ?

Bien que de nombreuses marques de vêtements et accessoires de luxe évitent d’avoir une relation de distribution avec Amazon, la situation diffère pour les montres. Nombre d’entre elles travaillent sous licence (e.g. Michael Kors licence ses montres à Fossil) et distribuent leurs produits sur des e-retailer.

Leçon d’une lutte contre la contrefaçon

logo de jumeiJumei, e-retailer spécialisé dans la distribution de la cosmétique en ligne en Chine, se voit remercier par une forte croissance de son chiffre d’affaire pour mener une lutte acharnée contre la contrefaçon. Comment ? Le e-retailer prend le contrôle direct de sa chaîne d’approvisionnement, ce qui lui permet de mieux positionner l’entreprise sur le marché et en fait un acteur majeur du e-commerce.

L’e-commerce Chinois se mondialise

Malgré, une très forte croissance de l’e-commerce en Chine, les Etats-Unis viennent de prendre la première place dans l’indice global du e-commerce selon le cabinet T. Kearney. Et pourtant, les frontières de l’e-commerce sont de plus en plus floues avec ces géants chinois du commerce électronique qui n’arrête pas de lancer des initiatives à l’échelle mondiale. Cette semaine, le numéro 2 du e-commerce en Chine JD.com a lancé JDWorldwide, sa nouvelle plateforme e-commerce transfrontalier, afin de rivaliser avec Tmall Global (Alibaba). Selon JD.com, le nouveau site permettra aux boutiques en ligne d’expédier depuis l’étranger leurs commandes directement aux acheteurs chinois grâce à sa propre infrastructure. Le site est également en partenariat avec eBay pour permettre aux fournisseurs de vendre directement en Chine.

En Octobre 2014, c’est le système de paiement Alipay (Alibaba) avec son offre Alipay ePass qui a fait des percées importantes hors de ses frontières permettant aux consommateurs de commander à partir de sites internationaux, tels que Gap, Gilt, et ASOS. Egalement, Bloomingdale, Macy, et Saks Fifth Avenue utilisent les services d’Alipay via le site e-commerce Borderfree. De son côté, Alibaba a investi dans la plate-forme e-commerce ShopRunner, qui aide les sociétés comme Cole Haan et Neiman Marcus dans leurs expéditions vers la Chine. 

Impact de l’euro sur les achats de luxe par la Chine

Les variations de devises étrangères ont toujours été une des raisons principales pour les consommateurs chinois de choisir leur destination de shopping. Hier, c’était la Corée du Sud, Hong Kong ou le Japon, aujourd’hui c’est l’Europe. La chute de l’euro de 25 % depuis plus d’un an est, en effet, un vrai bonheur pour les touristes chinois à la recherche des meilleures offres du marché à l’échelle mondiale. L’Europe est cette année pressentie pour être une destination de choix pour les acheteurs chinois. Les magasins hauts de gamme des grandes capitales européennes l’ont compris mais ne sont pas encore en mesure de capter et de comprendre ces Global Shoppers. Seul le digital va leur permettre de le faire à partir de Chine et non pas une fois arrivé à Paris.

Focus : Le mobile en Asie : Mobile first !

Nous connaissons tous l’appétit asiatique pour le mobile, le fait que de nombreuses personnes n’ont jamais connu le téléphone fixe, l’ordinateur portable ou le modem DSL mais ont téléphoné et se sont connectés à Internet pour la première fois grâce à leur mobile. Aujourd’hui, à Shanghai ou Hong Kong, chaque personne a en moyenne 4 à 5 appareils portables (mobile ou tablette) contre 0.9 en Allemagne.

logo de xiaomiEnviron 1 milliard de personnes dans les pays émergents vont dans les 5 ans à venir laisser de côté leur bon vieux Nokia (Feature Phone) pour un smartphone. Malheureusement, peu d’entre eux pourront s’offrir le dernier Iphone ou Samsung. Par conséquent, de nouveaux entrants sont en train de s’emparer de ce marché gigantesque offrant des fonctionnalités égales ou supérieures aux leaders du marché pour la moitié du prix. 14 nouveaux fabricants de smartphones asiatiques espérant écraser Samsung et Apple (Xiaomi et OnePlus, les 2 marques les plus connues) n’existaient pas il y a 5 ans. Xiaomi a démarré en 2011 et vendu plus de 100 millions de smartphones et a détrôné Samsung en Chine. Quant à OnePlus, créée en 2013, il a dès le premier jour visé l’international avec un programme de referral. Le bouche à oreille a fonctionné et le million de smartphones a été vendu fin 2014. Mais il n’y a pas qu’eux : 12 autres marques Made in Asia vont se partager ce marché asiatique, et probablement que Samsung et Apple avec leur positionnement haut de gamme n’auront qu’un faible pourcentage de ce gâteau à cause du coût élevé de leurs appareils.logo de oneplus

De son côté, Alibaba encourage les e-commerçants à se recentrer sur l’offre mobile avec des services comme « Xiaopu », une fonction dans l’application Taobao qui permet aux marchands de télécharger des listes de produits plus rapidement sur des appareils mobiles et de se connecter plus efficacement avec les consommateurs à travers les médias sociaux. « Xiaopu » simplifie les étapes pour gérer un magasin et pourrait réduire le temps de téléchargement d’une liste de produits de 20 à 3 minutes.

Alibaba a également conclu un partenariat avec l’opérateur China Telecom pour vendre des smartphones entrée de gamme dans les petites villes et les zones rurales, une nouvelle tentative pour renforcer sa présence dans les régions inexploitées du pays.

Les mobiles appelés « Tianyi Taobao Shopping Handsets » seront préinstallés avec soit l’application shopping de Taobao – la place de marché de services des consommateurs d’Alibaba – soit son propre système d’exploitation mobile appelé YunOS.

Huit modèles fabriqués par des marques peu connues telles que Uniscope, Ctyon et Kingsun, seront vendus à des prix allant de 299 yuans ($48) à 699 yuans ($113). Six modèles un peu plus chers par les fabricants d’appareils tels que Coolpad et TCL seront également disponibles.

par Yvon Le Renard @CleverAgeAsia (ylerenard@clever-age.com)

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Un commentaire

  1. […] revanche, c’est la confirmation du pivot mobile que nous avions déjà constaté dans notre Chronique Asie n°3. Alors que le site a longtemps souffert d’une expérience mobile désastreuse, en 2015, […]

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